Mercredi 28 juin 2006

Article paru dans le Monde du 27 juin

La députée des Côtes-d'Armor, Danielle Bousquet, devrait rendre public, mercredi 5 juillet, un "appel" des députées femmes en faveur de Ségolène Royal.

"J'étais complètement derrière Jospin, mais depuis 2002, j'ai toujours pensé qu'il ne reviendrait pas", explique-t-elle. Le 20 juin, un discret déjeuner au restaurant Tante-Marguerite, dans le 7e arrondissement de Paris, a réuni, en présence de Mme Royal et de Mme Bousquet, les députées Martine Carillon-Couvreur (Nièvre), Martine Lignière-Cassou (Pyrénées-Atlantiques), Nathalie Gautier (Rhône), Patricia Adam (Finistère), et Odette Duriez (Pas-de-Calais). Marie-France Clergeau (Loire-Atlantique) et Claude Darciaux (Côte-d'Or) s'étaient fait excuser. Selon Mme Bousquet, l'appel à soutenir la candidature Royal pourrait réunir 11 ou 12 députées. Soit la moitié des femmes du groupe PS de l'Assemblée nationale.

par Désirs d'avenir 57 publié dans : desirsdavenir57
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Mardi 27 juin 2006

Il faudra un nouveau traité et surtout un traité social. L'Europe actuelle n'a qu'une jambe économique. Sans sa deuxième jambe sociale, rien n'est possible. Mais je crois surtout qu'il faut donner à l'Europe du souffle et du sens. Il lui faut une idée aussi forte que le fut, du temps de ses fondateurs, l'Europe de la paix. On n'avancera réellement que si l'Europe prouve sa capacité à protéger, à faire reculer le chômage de masse, à incarner un avenir plus heureux. Plus encore que de règles techniques, c'est d'une vraie volonté politique dont nous avons besoin pour construire ce que j'appelle l'Europe par la preuve, qui conjugue l'émulation (stimulante), l'harmonisation (sociale et fiscale) et la mutualisation (champions industriels, programmes de recherche, bonnes pratiques managériales et sociales). L'autre sujet, pour moi, c'est la visibilité de l'Europe, qui n'a pas d'incarnation, pas de président, ni de ministre des affaires étrangères, ni de porte-parole et ne pèse pas sur l'évolution du monde. C'est à l'Europe réelle de rejoindre l'Europe de l'utopie. (….)
L'Etat, lui aussi, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission, c'est ce que l'opinion réclame. Et donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail. Il doit investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme. Sans l'Etat, il ne sera pas possible de préparer l'après-pétrole. Mais il doit aussi libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité. Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises. "

Vous pouvez lire le texte intégral des propos de Ségoléne Royal recueillis par Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud (Le Monde, édition du 23.06.06) sur le site LEMONDE.FR

par Désirs d'avenir 57 publié dans : desirsdavenir57
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Dimanche 25 juin 2006

Comme Jean-Marc AYRAULT, Président du Groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale, Michel LIEBGOTT affirme que les socialistes et les français apprécient "la volonté de Ségolène ROYAL d'aborder des sujets sans tabou (extrait AFP, 16 juin).

Le patriotisme, ce n'est pas Le Pen, la sécurité, ce n'est pas Sarkozy, la famille, ce n'est pas Villiers, le civisme, ce n'est pas Villepin. Ce sont des valeurs républicaines que les socialistes doivent défendre (déclaration de JM AYRAULT, extrait AFP, 16 juin)". Pour Michel LIEBGOTT, c'est d'ailleurs ce que les élus socialistes municipaux font depuis des années. Sécurité et non Agitation Sécuritaire, famille sous toutes ses formes et non repli sur la seule famille traditionnelle, fort respectable par ailleurs (souvenons-nous du débat sur le PACS !). Civisme enfin, c'est donner l'exemple, déclare Michel LIEBGOTT : un candidat à la présidentielle, président de l'UMP, accroché au Ministère de l'Intérieur, est-ce un combat loyal ou l'utilisation des moyens de la République à des fins partisanes ?

Pour Ségolène ROYAL : un indice du coût de la vie, issu de la consultation avec les partenaires sociaux : Invitée de "Question ouverte", Ségolène ROYAL a affirmé que la hausse moyenne du pouvoir d'achat de 1,1% en 2005, selon les chiffres officiels, ne correspond pas à la réalité. Elle ajoute qu'il "faudra établir un calcul démocratique des hausses du coût de la vie, avec les consommateurs, avec les retraités, avec les salariés jeunes. Dailleurs l'INSEE  l'admet, les indices ne sont pas valables, ils ne correspondent pas à la réalité de la consommation (extrait Boursorama, AFP, 15 juin).

Pour Michel LIEBGOTT, la démocratie participative, c'est rétablir la confiance entre gouvernants et gouvernés par des échanges constants et transparents entre les uns et les autres : réunions de quartiers au niveau local, rencontres avec les associations, ... à tous les niveaux de la Vie Publique.

par LIEBGOTT publié dans : desirsdavenir57
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Dimanche 25 juin 2006

"Vous êtes pas mal non plus", lâche du tac au tac Ségolène Royal en éclatant de rire. Et le militant qui venait de la complimenter sur sa beauté est aussi ravi que la salle. Courtiser le public plus que le parti, la candidate à l'investiture du PS s'en tient à cette stratégie depuis le début de l'année et s'en est fait un style. Mardi soir, dans une salle de gymnase du XIXe arrondissement de Paris, le ségolisme est en marche.

Pas de long discours mais seulement quelques remerciements aux 700 militants socialistes venus à sa rencontre. Des mots bien choisis mais exprimés très spontanément. " Je ne suis pas encore en campagne mais en phase d'écoute et d'échange, précise-t-elle. C'est un moment symbolique très fort". Et quoi de mieux pour dialoguer que de se tenir debout au milieu du gymnase et non pas flanquée derrière une tribune. "Je n'ai pas disposé les chaises, je ne suis pas scénographe, sourit un proche de la présidente de Poitou-Charentes. Mais c'est le principe du forum participatif ". Quelques questions sur le pouvoir d'achat, l'éducation ou le mariage gay ont pourtant été préparées à l'avance. Mais lorsqu'une militante se lève au bout d'un quart d'heure pour critiquer "ce manquement à la démocratie participative ", Ségolène Royal saisit la balle au bond. "Vous avez raison, je vais raccourcir mes réponses et vous laissez plus la parole".  "C'était un bon test de sa personnalité et elle a très bien réagi, commentera une jeune militante. Elle inspire confiance ".Et la salle l'écoute effectivement religieusement dérouler des paroles de diagnostic mais également d'espoir. Sans cesse dans le rappel de son action sur le terrain, la députée des Deux-Sèvres veut parler à "la France des territoires, à la France qui souffre". Quatre vieux sympathisants du quartier approuvent sa démarche. " Elle plaît car elle parle sans tabous des problèmes des Français. Sa fraîcheur et son pragmatisme la rendent forte " résume Francis.

Un peu plus loin, une nouvelle adhérente analyse ce courant de sympathie. "Ce soir, je l'ai vue autrement que dans les médias qui présentent ses phrases-choc à la façon de Sarkozy. Mais derrière l'image, on sent une femme concrète et combative". Aucun militant n'évoque son absence supposée de programme détaillé. Et lorsqu'un jeune de quinze ans l'interroge sur ses propositions en matière de politique étrangère, Ségolène Royal répond brièvement et renvoie à la lecture d'une interview sur ce thème à paraître jeudi dans Le Monde. Le ségolisme, c'est flairer les attentes de l'opinion et y répondre suivant le bon tempo. Elle s'attarde toutefois sur l'Europe. Là encore, pas de développement théorique mais un point d'accroche concret : "Il faudra relancer l'Europe en pensant l'après-pétrole. Voilà un sujet crucial qui pourra mobiliser tout le monde". Les applaudissements nourris sonnent déjà comme une confirmation. Après une heure trente d'échanges, la compagne de François Hollande remercie la salle et encourage les militants à "écouter à et à débattre". Les photographes se bousculent pour immortaliser sa sortie à pas rapides, le sourire est celui d'une star de cinéma. "Qu'elle est belle" glisse une vieille dame. Alors que son véhicule démarre, elle salue fenêtre ouverte les passants qui l'applaudissent, un bouquet de fleurs posé sur les genoux. Le ségolisme ou la construction d'une icône populaire.

par Désirs d'avenir publié dans : desirsdavenir57
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Dimanche 25 juin 2006
Article paru sur le site Jeune-Afrique. com

En communiquant - et en débattant - avec les citoyens via son site Internet, la probable candidate socialiste à la présidentielle de mai 2007 bouleverse les règles du jeu politique. Et accentue son avance sur les « éléphants » du parti.

« J’ai acquis la conviction que les citoyens […] sont des “experts” légitimes. Écouter pour agir juste, telle est la raison pour laquelle j’ouvre ce forum. Dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité. » Démocratie participative : en trois phrases, publiées en introduction de son site Internet www.desirsdavenir.org, Ségolène Royal livre le premier volet de sa méthode. Une méthode innovante qui a transformé en favorite des sondages de l’élection présidentielle de 2007 cette jolie mère de quatre enfants, socialiste, compagne de François Hollande - premier secrétaire du Parti socialiste (PS) -, ancienne collaboratrice de François Mitterrand et présidente de la région Poitou-Charentes. L’idée de demander leur avis aux électeurs n’est certes pas nouvelle. Ce qui change tout, c’est Internet, qui offre à ceux qui savent s’en servir deux atouts exceptionnels pour mener campagne : l’ubiquité et le temps réel. Être constamment présent aux côtés de tous les citoyens et prendre position sur tous les sujets. Avec son site, Royal bouleverse les règles du jeu politique. Traditionnellement, un candidat rédige une profession de foi sous forme de livre, avant d’en débattre dans les médias, entre professionnels - journalistes et hommes politiques. Avec Internet, elle renverse la perspective : le débat direct avec ses futurs électeurs a commencé en février sur son site Web ; suivra le livre-programme, annoncé chez Flammarion pour le 24 août. Quant à ses déclarations dans les médias, elles ne sont jamais utilisées pour lancer une idée et servent à amplifier l’écho de ses propositions. Le site www.desirsdavenir.org est un grand forum de discussion. L’équipe de Royal y avance des idées, et propose d’en débattre. Chaque internaute peut alors apporter sa pierre à l’édifice, à condition de s’être préalablement inscrit en indiquant son adresse électronique. Inutile donc, d’être membre de l’association Désirs d’avenir (cotisation : 10 euros par an), qui soutient la candidate à la candidature. Inutile, surtout, d’être membre du Parti socialiste.

Chaque thème est ouvert pour une période donnée. Puis les quarante modérateurs du site (parmi lesquels Thomas Hollande, fils aîné de Ségolène et de François) en extraient une synthèse, ou plutôt ordonnent les collaborations en les raccourcissant, et n’oublient personne, ou presque… C’est le deuxième étage de la fusée. Troisième temps, le débat est rouvert autour de la synthèse. En attendant le quatrième et dernier étage : un livre-programme qui synthétisera l’ensemble des débats articulés autour de dix chapitres, traitant dix thèmes de société : institutions, emploi, famille, sécurité…

Comment ne pas être consensuel lorsque vos propositions ont été formulées par votre électorat lui-même ? En fait, Royal a transformé le « consommateur expert », cher aux marques de grande consommation, en « citoyen expert », sur le conseil de son amie Nathalie Rastoin. Cette spécialiste du marketing, qui dirige la branche française du publicitaire américain Ogilvy & Mather, s’en étonne encore : « Ce qui m’épate le plus, c’est que nous ayons été les premiers à penser le faire. Sur le plan de la diversité, l’équipe qui anime le site est un modèle du genre. Toutes les sensibilités, couches sociales et classes d’âges y sont représentées. À sa tête, Christophe Chantepy, 46 ans (contre 52 ans à Ségolène), ancien élève de l’École nationale d’administration (comme sa patronne) et conseiller d’État. Un pur produit de l’élite méritocratique républicaine, qui dirigea le cabinet ministériel de Ségolène Royal lorsqu’elle fut ministre déléguée à l’Enseignement scolaire entre 1997 et 2000. Autre tête de pont du site, Aziz Ridouan, 18 ans à peine, jeune Français d’origine marocaine… Ce génie en herbe de la Toile a déjà une solide expérience du combat « citoyen » : alors qu’il n’avait pas encore 13 ans, c’est lui qui a organisé, à coups de blogs et de courriels, la fronde contre le géant AOL, numéro un des fournisseurs d’accès à Internet, contraint de recycler ses CD publicitaires sous peine d’un boycottage massif des internautes, emmenés par Aziz.

Même audace sur le fond. Le site de Royal n’est pas seulement la caisse de résonance de ses idées ; il est aussi un formidable outil de mesure des tendances qui lui permet de surfer sur l’air du temps. Affranchie de toute logique idéologique partisane, elle se positionne sans tabou : critique des 35 heures, mise sous tutelle des allocations familiales des parents d’enfants délinquants, encadrement par des militaires des adolescents fauteurs de troubles… (...)

Ségolène Royal, qui jure être toujours de gauche et socialiste, puise aussi à des sources plus conformes à sa place sur l’échiquier politique. Son discours est ainsi largement inspiré de La République des idées, un groupe de réflexion animé par le sociologue Pierre Rosanvallon, apôtre de la « deuxième gauche », qui entend se pencher sur les souffrances des citoyens (malaise des cadres, précarité, banlieues ghettos…). Elle a d’ailleurs intitulé le premier chapitre de son « livre ouvert » sur Internet en paraphrasant le titre d’un des ouvrages publiés par le groupe de Rosanvallon. Les Désordres du travail est ainsi devenu « Les désordres de l’emploi et du travail ». Comme tous ses adversaires, Royal a aussi son propre think-tank, animé par l’incontournable Christophe Chantepy. Les « deux Jacques » de Mitterrand, l’intellectuel Attali et le publicitaire Séguéla, nourrissent également ses réflexions. Et sur un autre plan, l’actrice Carole Bouquet, l’humoriste et comédien Jamel Debbouze et la chanteuse Diam’s apportent leur lot de paillettes. La plus visible sur Internet, Royal n’en néglige pas pour autant les médias traditionnels : elle est chaque jour, directement ou indirectement, au centre des débats publics. Certains lui reprochaient, en avril, son silence sur le contrat première embauche ; d’autres s’étonnaient qu’elle ne réponde pas aux attaques de ses « amis » socialistes. En fait, elle ne s’exprime dans les médias que pour commenter ses propres propos. Un luxe inouï. (...)

par Désirs d'avenir 57 publié dans : desirsdavenir57
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