Vendredi 29 décembre 2006
Toutes les analyses disponibles laissaient apparaître que le PS était le grand vainqueur du vote musulman et S. Royal la candidate des jeunes de 18 à 35 ans. Or, ce sont ces deux profils qui fournissent le gros des bataillons d'inscriptions. Il y a peu de raisons pour déroger aux constats globaux antérieurs. Le pouvoir et plus particulièrement N. Sarkozy risquent de payer chèrement deux crises : celle sur le voile et surtout celle des violences urbaines. Cette dernière a créé une réelle coupure avec une partie de l'électorat qui s'est considérée désignée comme fautive. Une "vote revanche" a pris corps. L'élection est peut-être en train de se jouer à l'écart des déclarations des candidats mais par la modification de la composition même du corps électoral ...
par Désirs d'avenir 57 publié dans : desirsdavenir57
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Vendredi 22 décembre 2006

« Avec vous je veux construire la France qui se bat et la France qui se relève. » Hier soir, la candidate socialiste à la présidentielle était à Strasbourg pour son premier débat participatif depuis son élection par les adhérents du Parti Socialiste. Ségolène Royal a profité de cette occasion pour revenir sur plusieurs points forts de son programme électoral. A noter que le parti socialiste avait choisi pour ce rendez-vous la seule région métropolitaine restée à droite à l’issue des élections régionales de 2004. Côté mise en scène du discours, rien n’avait été oublié. Ségolène Royal avait choisi la simplicité d’un gymnase dans une petite ville de la banlieue strasbourgeoise, et la proximité d’un public installé en rond autour d’elle, sans scène ou tribune. Ségolène Royal s’est prêtée au jeu des questions réponses sur la délinquance, le tiers-monde, la fermeture de l’usine Suchard de Strasbourg … entre le public strasbourgeois et les personnalités présentes comme le président d’Emmaüs, Martin Hirsch, ou le philosophe du travail, Dominique Méda, et les socialistes Jean-Marc Ayrault et Henri Emmanuelli. Deuxième partie de la soirée : au micro pendant près de 40 minutes, Ségolène Royal est revenue sur la situation économique des employés de Suchard, surnommés « les Milka », dénonçant « les licenciements de confort ». « La mode est à la concentration industrielle, y compris dans des filières qui font des bénéfices. Ce chantage est insupportable. Il n'y a aucune fatalité. Je refuse ce renoncement », a-t-elle dit. Pour autant, « nous ne gagnerons pas la bataille de l'emploi en fermant nos frontières », a-t-elle répondu à un salarié d’Alstom. Son objectif : « créer de la démocratie sociale » et défendre le volontarisme économique que doit incarner la puissance publique. « Au patriotisme économique, j'oppose le volontarisme économique. Je réhabiliterai la valeur travail », s’est-elle exprimé, témoignant de sa volonté de « rééquilibrer les relations entre le capital et le travail ». « Si je suis en responsabilité et puisque nous aurons la présidence de l'Union européenne au premier janvier 2008, nous mettrons à plat ce qui se passe dans les autres continents, au premier lieu desquels les Etats-Unis qui savent très bien tenir un discours libéral mais organiser des protections sous des prétextes divers et variés », a-t-elle ajouté. La présidente du Poitou-Charente a également insisté sur l'emploi des jeunes diplômés ou qualifiés. Ségolène Royal a fait allusion au ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, pointant du doigt « cinq années d'un pouvoir de brutalité, de rupture, de précarité ». « Le moment est venu de prendre la parole pour m'aider à construire le projet présidentiel qui répondra le mieux aux attentes des citoyens », a conclu la candidate à l’Elysée.

par Désirs d'Avenir 57 publié dans : desirsdavenir57
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Mardi 12 décembre 2006

Ségolène Royal a lancé lundi à Ris-Orangis (Essonne), avec le chanteur Cali, une campagne d'inscription des jeunes sur les listes électorales que pilote pour le Parti socialiste l'ancien ministre de la Culture Jack Lang. Cette petite ville de banlieue, dont le maire, Thierry Mandon, est un proche d'Arnaud Montebourg, avait été choisie pour cette opération de prestige en raison de la campagne d'inscriptions des jeunes qu'elle a enclenchée ce lundi, avec des périodes réservées pour eux à la mairie et des affiches : "Il est des pays où on ne vote pas", "En 2007 prends ton destin en main". Mme Royal a insisté sur le fait que le vote »n'est pas seulement un devoir, mais c'est un droit extraordinaire». Jack Lang, conseiller spécial de Mme Royal et secrétaire national au développement du PS, a regretté que 12% des Français ne soient pas inscrits sur les listes. Les chiffres de Français qui ne seraient pas inscrits varient de 2 millions (collectif d'associations Civisme et démocratie) à 5 millions (Assemblée nationale), pour 42 millions ayant une carte d'électeur. "Je dis aux jeunes : saisissez-vous de ce droit, parce qu'on a besoin des jeunes pour être bousculés, (...) c'est pour eux que nous faisons de la politique, c'est pour eux que nous avons envie de construire un monde meilleur", a lancé la candidate socialiste à l'Elysée. Quelques jeunes ont rempli les formalités devant elle et M. Lang. Ainsi Sabrina, qui aura 18 ans le 23 décembre, et a reconnu ne pas savoir encore "pour qui (elle va) voter". "Regardez, c'est très simple, il faut seulement trois minutes pour s'inscrire", remarquait Jack Lang. Le chanteur de pop-rock Cali, auteur notamment de "c'est quand le bonheur", vendu à près de 500.000 exemplaires, 38 ans, parrain de cette campagne, a quelque peu disputé la vedette à la candidate socialiste. Nouvel adhérent au PS, il avait d'abord suivi Jack Lang -son discours m'a indiqué un chemin- pour se reporter sur Mme Royal quand le député du Pas-de-Calais s'est désisté. "L'avenir de notre pays est en jeu, ce n'est pas rien de participer à cette aventure", a souligné le chanteur, parlant de campagne passionnante et passionnée, avec, pour les jeunes, une candidate capable de leur redonner envie d'aller voter. Il a au contraire accusé Nicolas Sarkozy de "faire n'importe quoi" et de "s'engluer dans des choses terribles" pour la France. Se rappelant sa première inscription sur les listes, à 18 ans, il a confié: "à partir de là, je faisais partie de quelque chose". Mme Royal a fait valoir que cette campagne d'inscription était liée au désir de "faire reculer l'indifférence, l'à-quoi-bonisme" des jeunes. "Parce que vous serez venus voter, le moment venu, vous nous demanderez des comptes sur les engagements que nous avons pris", a-t-elle souligné. Elle a assuré qu'il n'était pas question d'enrôler les jeunes, tout en affirmant que ce sont eux les premières victimes de la situation actuelle. Elle a insisté sur le scandale de dizaines de milliers de jeunes diplômés sans emploi, ce qui détruit "le sens de l'effort, la valeur du travail". "A vos inscriptions, à vos bulletins de vote, à vos actions, à vos enthousiasmes, à votre souffle, à votre énergie, pour nous pousser en avant et gagner en 2007!", a conclu la candidate sous les vivats.

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Mardi 12 décembre 2006

"Ce que nous demandent les Français, c'est que nous ayons des éléments politiques pour organiser le monde", a déclaré mardi le porte-parole de la candidate PS sur France info. Selon "un baromètre populaire" LH2 publié mardi dans "Libération", 55% des Français estiment que Ségolène Royal prend mieux en compte les préoccupation des classes populaires que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy (20%). Arnaud Montebourg a souligné que François Mitterand avait rassemblé au premier tour de 1988 42% et 43% des ouvriers et employés et que ce pourcentage était tombé à 12% et 13% avec l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Selon lui, Ségolène Royal retrouve la voix des plus modestes parce qu'elle défend depuis les primaires socialistes "le primat du politique" qui doit être "au dessus de l'économie, de la technique, des sciences". "Et c'est cette reconstruction qui s'annonce en France comme un élément très fort", a-t-il dit. "La Banque centrale européenne, le niveau du taux d'intérêt, c'est très important pour tous les Français, pour les entrepreneurs. Nous avons le devoir de la gérer politiquement par des responsables démocratiquement élus", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas rien comme déclaration, parce que cela veut dire que c'est en quelque sorte la révision du compromis de Maastricht (...). De ce point de vue là, c'est la reconstruction de l'espérance", a-t-il ajouté.

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Lundi 11 décembre 2006

L’adoubement de Ségolène Royal par ses amis socialistes européens était attendu : il a bien eu lieu, jeudi, à Porto (Portugal). Le Parti socialiste européen y tenait son congrès, qui devait s’achever hier après-midi par un débat sur l’Europe sociale sur lequel nous reviendrons dans une prochaine édition. Devant 300 délégués et plus de 1 000 personnes appartenant aux partis membres et aux pays de l’Union européenne auxquels se sont joints des pays comme la Roumanie, la Bulgarie et la Norvège, Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste français à la présidentielle, a été la vedette de la séance d’ouverture des travaux du plus important rassemblement de leaders des partis socialistes et sociaux-démocrates. On retiendra notamment de son intervention la remise en cause du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) devant des formations qui ne partagent pas unanimement ce point de vue. S’exprimant quelques heures après la décision du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, de relever, pour la sixième fois depuis décembre 2005, le loyer de l’argent via le taux d’intérêt, la candidate, à l’occasion d’un des discours d’ouverture, a plaidé pour que les politiques décident eux-mêmes des orientations financières de l’Europe, contestant du même coup le principe de l’indépendance de cette institution. « Ce n’est plus à Jean-Claude Trichet de décider de l’avenir de nos économies, c’est aux dirigeants démocratiquement élus », a-t-elle déclaré. Une manière de décliner opportunément le texte du projet des socialistes français qui prévoit assez laconiquement « une révision des statuts » de la BCE. La candidate a aussi souhaité que les socialistes européens jouent un rôle politique plus décisif : « Il est évident, indispensable, c’est une condition de notre crédibilité socialiste, que chaque Conseil européen soit précédé d’une déclaration politique du Parti socialiste européen », a-t-elle précisé, prenant l’engagement, si elle est élue à la présidence de la République française, « de participer à chaque réunion des leaders socialistes avant les sommets européens et les grandes conférences internationales ». S’agissant de la question institutionnelle, elle a jugé que « l’Union à 28 a besoin de règles nouvelles pour bien fonctionner ». « Nous devons nous mettre à la tâche, a-t-elle dit, mais les règles de fonctionnement ne sont pas une fin en soi mais un outil » au service du peuple européen. Elle a souhaité, sur la base des propositions de la prochaine présidence allemande de l’UE, que « nous puissions déboucher pendant la présidence française », soit au deuxième semestre 2008 : « J’y consacrerai toute mon énergie. » Plus généralement, Ségolène Royal a répété son credo sur la politique par « la preuve », face aux doutes qu’inspire aux populations la construction actuelle de l’Europe. Elle entend « remettre l’Europe en mouvement, lui redonner un souffle ». Il faut « prouver que la façon dont on va concevoir l’Europe » aura des conséquences sur « le recul du chômage », dans cette Europe « apparue, à tort ou à raison, trop menaçante, trop éloignée des préoccupations des gens, (...) je veux que l’Europe avance par la preuve et l’action, il faut construire l’Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, contre toutes les formes de précarité ». Cette considération - au demeurant formulée de fort prudente manière - étant à ses yeux une des raisons de la victoire du « non » au référendum, en particulier en France. Au chapitre des propositions, elle a cité la nécessité « de faire émerger des coopérations interrégionales, des pôles de compétitivité à dimension européenne ». À propos de son récent voyage au Proche-Orient, elle a avoué y avoir trouvé une « soif désespérée d’une cohérence des socialistes européens », tous ses interlocuteurs, affirme-t-elle, « estiment que les socialistes ont un rôle à jouer et que nous devons faire l’effort de comprendre, et d’arrêter des initiatives communes ».

par Désirs d'avenir 57 publié dans : desirsdavenir57
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